Photographie du Qanun de ... par Hiep Ngo et Antoine Joneau
Enquête réalisée de février à avril 2022 par Hiep Ngo et Antoine Joneau
Les enquêteurs
Hiep Ngo
Etudiant en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022
Antoine Joneau
Etudiant en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022
Description organologique
Famille des cithares
Classification Dournon : 346.12 Cordophone, cordes tendues parallèlement au plan de la caisse de résonance trapézoïdale, en forme de rectangle
Son nom serait issu du Grec où il signifie « la mesure » (« Kanôn »), et son origine remonterait à l’époque assyrienne. Sa famille est répandue dans toute l’aire moyen-orientale, jusqu’en Asie et en Europe (psaltérion). Sa première apparition dans la littérature arabe remonte au Xe siècle (Les Milles et une nuits). Aujourd’hui, son répertoire principal est celui de la musique savante turque et persane, et son jeu utilise une très riche et complexe technique ornementale.
Approfondissement
De la famille des cordophones et classé 346.12 selon Geneviève Dournon, le Kanun fait partie des cithares. Son origine est obscure. Peu représenté dans les miniatures persanes ou turques du XVIème siècle, il est possiblequ’il ait peu attiré les grands maitres persans. Oublié par les turcs, c’est sous Mahmud II (1808-1899) qu’il a été redécouvert et pris son aspect actuel. Sur une caisse de résonnance trapézoïdale rétrécie sur le côté gauche 24 triples cordes sont tendues entre le chevalet et les chevilles d’accordage. Les cordes sont accordées sur une échelle heptatonique. De petites éclisses de métal permettent de modifier le ton de la corde. Les doigts de la main droite pince les cordes au moyen de plectres. Le kanun fait partie des ensembles instrumentaux de la musique ottomane. Il est aussi beaucoup utilisé en musique populaire actuellement.
Photographie du Qanun de ... par Hiep Ngo et Antoine Joneau
Les enquêteurs
Hiep Ngo
Etudiant en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022
Antoine Joneau
Etudiant en L3 Musicologie, Université de Tours 2021-2022